dimanche 30 avril 2017

vendredi 14 avril 2017

La reprise de Palmyre par l’Etat islamique, troisième manche (1/2)

Par Grégoire Chambaz

Une colonne de combattants de l'Etat islamique progresse en direction de l'aéroport de T4 le 11 décembre.

Après avoir perdu Palmyre le 27 mars 2016, l’Etat islamique lance une offensive éclair sur la ville début décembre. En sept jours, l’EI reprend aux loyalistes les champs gaziers de Shaer, Maher, Jazal, Jihar, la ville de Palmyre et met le siège par devant la base aérienne de T4[1], la plus importante de Syrie. Cette poussée sans équivalent dans le conflit syrien réduit un saillant loyaliste de 85 sur 55 km (en son emplacement le plus large) du désert syrien – véritable profondeur stratégique de l’Etat islamique. Pourtant, le régime disposait d’un important avantage en effectifs et en matériels dans la ville et ses environs. A travers cet article, nous allons tenter d’expliquer les raisons de la recapture de Palmyre par l’EI et d’éclairer le lecteur sur le terrain difficilement compréhensible de la guerre en Syrie.

samedi 1 avril 2017

Interview de Jean-Jacques Langendorf; La pensée militaire prussienne de Frédéric le Grand à Schlieffen


Jean-Jacques Langendorf est historien, écrivain et maître de recherche à l'Institut de Stratégie et des Conflits – Commission Française d'Histoire Militaire. Auteur prolixe, il a beaucoup écrit sur l'histoire militaire suisse mais aussi sur des sujets plus inattendus. Jean-Jacques Langendorf a publié La pensée militaire prussienne, études de Frédéric le Grand à Schlieffen aux éditions Economica en 2012 et a bien voulu répondre à nos questions sur son ouvrage.


Propos recueillis par Adrien Fontanellaz  








lundi 6 février 2017

La première bataille d’Elephant Pass ; juillet-août 1991


Entre approximativement le milieu des années 70 et 2009, le Sri Lanka fut déchiré par une guerre civile qui opposa le gouvernement central aux indépendantistes tamouls. A bien des égards, la première bataille d’Elephant Pass en 1991 peut être considérée comme un des tournants de ce long conflit.

Adrien Fontanellaz 


vendredi 6 janvier 2017

Bataille pour Bakou

Bien que la principale zone de conflit de la Première Guerre mondiale se trouve en Europe, les armées de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie, de l’Allemagne, de l’Empire ottoman se combattent également en Afrique, en Asie et dans le Pacifique. Parmi les moins connus de ces champs de bataille dispersés à travers le monde se trouve ce que l'on appelle alors la Transcaucasie. L’effondrement de l’Empire tsariste déstabilise le vaste territoire qui va du Caucase aux frontières de l’Inde qui devient alors un lieu de confrontation entre les puissances en guerre. Si la région suscite bien des convoitises c’est d’abord parce qu’elle est une zone stratégique reliant la Méditerranée et l’Europe à l’Asie centrale. Mais à ce motif ancien, fruit des nombreuses guerres qui opposèrent par le passé les Russes et les Ottomans, s’en ajoute un nouveau en ce début de 20e siècle, le pétrole.

Bakou est emblématique de l’importance géopolitique que représente alors le Caucase. La ville, aux confins de la Russie et de la Perse, port sur la mer Caspienne ouvrant sur l’Asie centrale est également au centre d’un riche champ pétrolifère. La ville devient au début de l’année 1918 le centre d’une lutte féroce où s’affrontent Ottomans, Britanniques et Soviétiques alors que les nationalités locales, géorgiennes, arméniennes et azerbaïdjanaises affirment leur volonté d’indépendance. Épisode méconnu de la Première Guerre mondiale, la bataille pour le contrôle de Bakou préfigure les affrontements qui, jusqu’à nos jours, démontrent le rôle clef que joue la région du Caucase.

David FRANCOIS